Joints de dilatation ou de fractionnement : rôles et distinctions

Différents types de joints absorbent les forces s’exerçant au sein de la structure d'un bâtiment, et évitent les désordres inhérents à des zones de faiblesse. Joints de fractionnement ou de dilatation? Explications.

illustration article joint de dilatation 1

Joints de fractionnement : quel bénéfice ?

En construction, les joints de fractionnement permettent d’éviter les fissurations ou le soulèvement du support. Obéissant à des règles précises, la répartition de ces joints varie en fonction des surfaces concernées : 

  • chapes ou dalles rapportées adhérentes, tous les 60 m2.
  • chapes ou dalles désolidarisées ou flottantes, tous les 40 m2.

Dans les deux cas, les joints de fractionnement ne doivent pas excéder 8 m d’espacement.

En extérieur, des joints sont à prévoir à partir de 20 m2 de surface.

Joints de dilatation : quel intérêt ?

Ils sont chargés de compenser les mouvements des matériaux, qui s'expansent ou se rétractent en réaction aux variations hygrométriques et de température. 

Dans le gros œuvre, les joints de dilatation doivent occuper toute l’épaisseur du dallage, de la chape ou du ravoirage. Destinés à des éléments structurels de grande dimension, ils se répartissent tous les 25 à 30 m. On les dispose aussi entre deux bâtiments mitoyens, entre une maison et son extension, etc. 

Le joint de dilatation désigne également l’espace à réserver à la périphérie des carrelages, parquets, sols stratifiés, autour des poteaux, entre une façade et un dallage de terrasse, aux angles d’un carrelage mural, etc.

Les solutions courantes pour la pose de joints

Les joints de dilatation et de fractionnement sont d’une largeur moyenne comprise entre 5 et 20 mm, voire 30 mm. Selon les exigences techniques, ils sont réservés lors de la pose ou creusés après coup, notamment à l’aide d’une meuleuse équipée d’un disque diamanté. Comment les poser? 

  • Lors de la pose du carrelage sur une grande surface, la pratique habituelle consiste à insérer des profilés ou des « baguettes pour joints » en aluminium ou PVC, et de les sceller à l’enduit ou au mortier. On peut aussi enfoncer dans l’espace réservé un fond de joint mousse, puis remplir de mastic élastomère en cartouche (polyuréthane, silicone).
  • En périphérie d’un revêtement de sol, le masticage est une solution à privilégier lorsque le revêtement est recouvert par une plinthe ou une moulure de finition.

Enfin la mise en œuvre de ces joints doit respecter certaines normes de référence indiquée dans les Documents Techniques Unifiés :

  • NF DTU 20.1 « Ouvrages en maçonnerie de petits éléments »
  • NF DTU 26.2 P1-1 « Chapes et dalles à base de liants hydrauliques »
  • NF DTU 52.2 « Pose collée des revêtements céramiques et assimilés »